• Chapitre 2 [par Mayumi]

    « -Gamin, tu commences sérieusement à m’énerver, toi et ta petite Quenotte, son vrombissement dans mes oreilles, s’il ne s’arrête pas immédiatement, ne va pas se stopper naturellement, fais moi confiance, ricana le croquemitaine. » 

    La petite fée, en entendant cela, émit un petit piaillement apeuré et partie se cacher derrière Jack. 

    « -Laisse Quenotte hors de cette histoire, c’est entre toi et moi, poule mouillée ! 

    -Poule mouillée ?! Tu crois que le combat de tantôt était équitable, à 5 contre 1 ? Petit, notre seul face à face fut résolu à, toi dans une faille, pleurant ton pauvre bâtonnet chéri. Je crois que j’aurais largement gagné sans tes « coéquipiers » ! 

    -Ah oui ? Tu crois ça ? Et bien viens tenter pour voir ! » 

    Jack, un sourire malicieux plein de confiance aux lèvres, le nargua. Pitch ricana d’un rire gras et activa ses pouvoirs. Enfin, il croyait les activer. Un petit jet de sable noir digne d’un éternuement sortis puis plus rien. Jack prit ça pour une invitation à commencer et brandit son bâton devant les yeux apeurés de l’homme en noir. Mais le résultat fut le même que pour le croquemitaine. Une petite brise vint souffler dans ses cheveux noirs en crépitant, sans plus. Les deux légendes étaient à « cours de jus ». 

    « -Mais, mais…je n’ai plus de pouvo- » 

    Une masse blonde entra en collision avec Frost avant qu’il n’ait le temps de finir sa phrase tandis qu’une autre brune glissait sous les jupes de Pitch. 

      

      

    J’arrêtais de jouer la comédie en entendant une dispute venant de la forêt. Je me relevais en balançais étrangement mes bras et me mis à l’affut. 

    « -Qui a-t-il ? demanda Tam. 

    -J’ai entendu quelque chose. » 

    Je me déplaçais en crabe, Tamalice debout à mes côtés ne comprenant pas ce que je faisais. J’arrivais vers les buissons à l’orée de la forêt où les bruits étaient beaucoup plus audibles. 

    « -Tu entends ? 

    -Oui, tu penses qu’on n’est pas les seules à avoir atterris ici ? 

    -Je ne sais pas. Mais c’est étrange, j’ai l’impression de connaître ces voix…murmurais-je. » 

    Deux silhouettes s’agitaient à 20 mètres. L’un se fondait dans le paysage, tout en noir alors que les arbres ne laissaient passer que quelques pauvres rayons de soleil et l’autre paraissait clair comme la neige. On aurait dit le bien et le mal en personne. 

    « -Tu crois qu’on fait quoi ? 

    -On va les voir ? proposa la brune. 

    - Je ne sais pas…imagine qu’ils soient des aborigènes, ils risquent de nous prendre ! 

    -De-de nous prendre ? Tu rigoles j’espère…je ne pensais pas entendre ça venant de toi… 

    - ? Ben oui, ils vont nous emmener dans leurs petites huttes après nous avoir saucissonné à un bâton, et ils nous mangeront ou nous offriront à leurs dieux ! Nous enlever quoi ! 

    -Ah, d’accord. Mais je te conseille à l’avenir de ne plus employer « prendre » de cette façon, ça porte à confusion…Françoise serait là, tu aurais pris chair… 

    -Euh…si tu le dis…balbutiais-je sans comprendre où elle voulait en venir. 

    -Donc, on fait quoi ? 

    -Je ne m’approche pas, je te préviens, j’ai peur des ind…Tam, n e   b o u g e   p a s ! 

    -Hein ? » 

    Une énorme scolopendre s’activait de monter sur sa jambe. Ayant une peur bleue de ces bêtes autant qu’elle, je me décalais, toute pâle. Puis j’en vis un deuxième à ma droite, un troisième. Une dizaine de millepattes de 30cm de longs et 15 de larges grouillaient tout autour de nous. 

    « -Un nid de millepattes ! Nous criâmes en cœur avant de partir en courant dans la forêt. » 

    Tandis que Tamalice hurlait en se secouant comme un singe pendant sa course, je poussais des cris d’hystérique sans regarder devant moi. Nous foncions droit vers les deux personnes, mais lorsque nous nous en rendions compte, il était déjà trop tard. Je heurtais de plein fouet l’indien en blanc et Tama terminait son trajet dans les pieds de l’autre, la tête dans la terre. Nous voltigions lui et moi pour atterrir dans un buisson à l’allure étrange. Sans faire attention à mon « protecteur », je me mis à geindre, et me relevais avec hâte de cet arbuste. Des orties ! Étant en manche courte et short, la chute fut glorieuse, les orties avaient pu profiter un maximum de ma peau pour se frotter, j’étais désormais pleine de plaques rouges irritantes. En me grattant, j’appelais Tam, espérant qu’elle n’ait pas fait une crise cardiaque entre deux sauts. La jeune fille c’était relevée dans l’ample manteau noir de l’homme et en écartant les deux côtés, claironner à tue-tête : 

    « -Batman ! » 

    Elle se retournait en gloussant tandis que je m’esclaffais comme une idiote devant sa blague pourrie en me frottant les bras. 

    « -Aidez-moi… » 

    Un appel au secours venait d’un buisson. Ah oui, j’avais oublié la personne que j’avais entrainée dans ma chute. Je trottinais vers la voix et m’accroupis. 

    « -Un peu d’aide par hasard ? Demandais-je en me grattant la cheville tout en tendant l’autre main. » 

    Une main d’homme apparu des broussailles tandis que j’entendais derrière moi balbutier Tamalice. Je saisie les doigts quand un cri d’excitée me fit sursauter, lâchant l’homme qui retomba lourdement dans le peuple des démangeaisons gratuites. Je l’entendis geindre en heurtant de nouveau les plantes du malheur. 

    « -Oups, Tam, ne me distrais pas, je sauve des gens tu sais ?! Laisse-moi me concentrer ! 

    -Pais-mais…pipi-pi-pipitch ! 

    -Arrête de bafouiller, je ne comprends rien. Mais si tu as besoin, va, cependant pas dans le même buisson, plus loin ! 

    -Non !! Pitch !! 

    - Peach… ? (Je m’énervais entendant mon amie ne pas faire l’effort de parler distinctement) tu as raison, tu devrais appeler Mario tant qu’on y ait ! Grommelais-je en relevant la victime. » 

    Un sweet bleu délavé apparu dans mon champ de vision. En se relavant, l’homme fut si près que mon nez toucha le tissu. Froid mais délicieux à palper. Je posais mes mains sur le vêtement et le frottais en murmurant : 

    « -Oh ! Doux, doux~ 

    -Ca gratteeee !!! Hurla une voix familière. » 

    La personne se recroquevilla et tout en se lamentant se mit à frotter ses membres comme un déchainé. Elle se plaignait lorsqu’elle se retourna dans ma direction. Sa tête relevée, je voyais son visage. Mon cœur se mit à battre la chamade prêt à exploser et je devins toute rouge. 

    « -J-j-j-ja-jaja-Jack !!! Bégayais-je en me grattant la joue nonchalamment. » 

    Je me rapprochais à vive allure et tendis un doigt. Il rentra en contact avec la peau du jeune garçon. Je m’accroupis pour être à sa hauteur et le palpa, d’abord les joues, puis les cheveux, le nez, les oreilles, le torse, le ventre, les hanches et…il m’attrapait la main. 

    « -N’essaye même pas d’effleurer cet endroit, me lança t-il glacialement. 

    -Il-il est vivant ! Beuglais-je comme une furie ! » 

    Je courus vers Tama et nous nous mirent à danser ensemble en chantant : 

    « -Ils existent, ils existent, on les voit, on les touche ! » 

    Les deux légendes ne savaient que dire devant cette scène. Ils restèrent figés tout en nous regardant. Une feuille passait, nous chantions encore.


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